Profiter de la croissance économique africaine

À propos de Christian Gravel

Titulaire d’une maîtrise en gestion, Christian Gravel a vécu une douzaine d’années à l’étranger et possède une vaste expérience en marketing international et en gestion. À titre de conseiller, il a accompagné des dizaines d’entreprises canadiennes et étrangères dans la préparation et la mise en œuvre de plans d’affaires.

Mythe ou réalité?

Les pays d’Afrique de l’ouest se comparent, à l’heure actuelle, au Québec du milieu du 20e siècle. L’électrification rurale est presque inexistante, l’utilisation de la biomasse comme le charbon de bois demeure la principale source d’énergie des ménages, le système éducatif est bien souvent embryonnaire et difficile d’accès, les infrastructures sont souvent déficientes alors que l’exploitation des ressources naturelles et les redevances minières, constituent bien souvent la principale source de revenus de l’état.

Néanmoins, avec des taux de croissance du PIB de l’ordre de 10%, l’Afrique de l’ouest présente un taux de croissance économique supérieur à celui des pays occidentaux et ce, malgré le ralentissement économique mondial qui sévit depuis quelques années déjà.

Cependant, le manque d’infrastructures, l’instabilité politique de nombreux pays et le coût de l’énergie de cette région sont des freins importants à son développement et des facteurs qui découragent nombre d’investisseurs.

Des candidats parfaits

Il faut se mettre en contexte historique pour comprendre pourquoi les entrepreneurs québécois sont bien adaptés à la situation du développement économique ouest africain.

D’abord, au point de vue culturel, les québécois comme la plupart des nations d’Afrique de l’Ouest ont été colonisés. Une sorte de compréhension mutuelle, dépourvue d’arrogance s’installe presqu’instantanément entre les africains et les entrepreneurs québécois. Le fait français, qui handicap souvent nos entreprise hors Québec est ici un avantage par rapport aux nations anglophones. De plus, le tissu économique des pays ouest africain peut s’apparenter à celui des régions du Québec qui repose sur la grande industrie, par exemple les permis et redevances minières, énergétiques et forestières ou les projets majeurs comme les centrales hydroélectriques et les infrastructures publiques. Ces rapprochements de certains aspects économiques démontrent que les entreprises ayant œuvré dans ces conditions au Québec pourraient aussi bien le faire en Afrique de l’ouest.

 

Conquérir sa part du marché

En termes d’opportunités d’affaire, ce ne sont pas toutes les entreprises qui ont avantage à développer les marchés d’Afrique de l’ouest. Cependant, il y a plusieurs secteurs d’activité à forte croissance qui sont susceptibles d’intéresser les entrepreneurs du milieu industriel. Il s’agit entre autre de la construction et mise en marche des minières, de la réfection et des nouveaux projets de barrages hydroélectriques et centrales énergétiques, de la construction d’infrastructures et de bâtiments industriels, de la réparation des pièces industrielles lourdes ainsi que de nombreuses spécialités en plomberie, électricité, pièces mécanosoudées, équipements ou logiciels industriels.