GESTION DU RISQUE DE CHANGE : CHOISIR LA MEILLEURE STRATÉGIE POUR SÉCURISER VOTRE RENTABILITÉ

Les entreprises québécoises sont de plus en plus nombreuses à faire affaire à l’étranger depuis l’entrée en vigueur, en 2017, de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne (UE).

Dans ce contexte, toute fluctuation de la valeur du dollar canadien en regard des autres devises a un impact plus ou moins significatif sur les prix des biens et services importés ou exportés. Conclure aujourd’hui une vente en euros qui ne se réalisera que dans six mois comporte un risque puisqu’on ne peut prévoir avec certitude quel sera le taux de change lors du paiement dans six mois. Il existe heureusement des instruments pour se prémunir contre ce risque et éviter qu’une transaction envisagée profitable se transforme en perte.

Le dollar canadien, comme toute autre devise, fluctue en permanence en raison de nombreux facteurs : taux directeur de la Banque du Canada,
cours de l’énergie, tensions géopolitiques, etc. Prévoir les variations des taux de change n’est donc pas facile.

Le choix de la stratégie de protection dépend du degré de tolérance au risque. Certaines entreprises opteront pour une couverture systématique,
alors que d’autres préfèreront une stratégie de couverture sélective, selon leur capacité à absorber les conséquences d’une variation négative des taux
de change. La saine gestion du risque de change s’inscrit dans un cycle en quatre étapes :

1.définir ses enjeux et besoins en matière de risque
de change;

2.choisir la stratégie optimale de couverture pour gérer ce risque;

3.choisir les instruments de couverture;

4.mettre en place et réviser régulièrement sa stratégie en fonction de l’évolution des besoins et des enjeux.

Dans le cas d’un importateur, le risque est lié au potentiel d’appréciation de la devise étrangère puisque cela l’obligerait à payer plus cher les produits importés. Inversement, pour un exportateur, le risque est lié à la dépréciation de la devise étrangère : un exportateur recevra en effet moins de dollars canadiens en cas de dépréciation. Vu l’importance pour une entreprise de sécuriser son profit, trois instruments financiers sont offerts :

• le contrat à terme, qui permet de fixer un taux de change immédiatement pour une conversion qui se fera à une date future;

• l’option, qui donne la possibilité, mais non l’obligation, d’échanger une devise à un taux de change fixé d’avance;

• le swap de devises, qui permet de différer la date d’échéance d’un contrat à terme; il permet également d’éliminer le risque de change pour une entreprise dont les flux monétaires sont désappariés.

L’important, c’est de ne pas spéculer sur les profits. Les experts de Desjardins peuvent vous aider à déterminer la politique de change la plus appropriée pour votre entreprise. Nous vous encourageons à en discuter avec eux.