L’Australie : ce qu’il faut savoir avant de s’y lancer

À propos de EDC

EDC est l’organisme de crédit à l’exportation du Canada. Notre mandat est soutenir et développer le commerce extérieur du Canada en aidant les entreprises canadiennes à profiter des débouchés offerts sur le marché international. Nous sommes une société d’État financièrement autonome indépendante du gouvernement du Canada.

Par Teresa Nizzola Représentante en chef en Australie, Exportation et développement Canada

Les débouchés sont nombreux en Australie pour les exportateurs canadiens. Mais avant de faire vos bagages et de prendre l’avion, vous devez bien vous préparer. Soyons francs : vous ne pouvez pas savoir ce que vous ignorez.

Voici cinq choses à savoir pour faire des affaires en Australie. 

1. Deux pays semblables, mais différents

L’Australie et le Canada ont beaucoup en commun : des systèmes juridiques solides, des cadres de réglementation bien établis et un secteur bancaire stable. Mais faire des affaires en Australie ou au Canada, c’est différent. Il est donc important de vous renseigner auprès des experts d’Exportation et développement Canada (EDC), du Service des délégués commerciaux, de nos partenaires provinciaux, et des membres de la Chambre de commerce Canada-Australie. Connaître les différences entre les deux pays vous aidera à réduire les risques potentiels.

2. Principaux secteurs en croissance

L’Australie est considérée comme un marché d’avenir vu les débouchés de plus en plus nombreux qu’elle offre aux exportateurs et investisseurs canadiens. C’est un marché bien situé qui peut servir de tremplin vers l’Asie-Pacifique, en croissance considérable depuis les dernières années. Parmi les principaux secteurs en expansion du pays, on compte celui de l’énergie, plus précisément la filière du pétrole et gaz naturel. En effet, en 2018, l’Australie est devenue la plus grande exportatrice de gaz naturel liquéfié au monde, dépassant le Qatar. Le secteur de l’infrastructure offre également des débouchés potentiels aux exportateurs d’ici, notamment dans le secteur des technologies propres et des énergies renouvelables. Par exemple, la Nouvelle-Galles-du-Sud, le plus grand État du pays, a investi près de 30 milliards de dollars dans le secteur des énergies renouvelables, principalement dans l’énergie solaire et éolienne. Dans le reste du secteur de l’infrastructure (routes, aéroports), les débouchés sont également assez importants, grâce à la croissance économique constante qu’a connue l’Australie dans les 27 dernières années. Elle est l’un des seuls marchés en développement à avoir profité d’une croissance phénoménale, ce qui a entraîné des débouchés en infrastructure.

3. Des liens forts qui unissent

L’Australie et le Canada entretiennent une relation de longue date, qui s’est encore renforcée dans les dernières années. En effet, les échanges bilatéraux entre les deux pays ont atteint 4 milliards de dollars en 2017. Ajoutons que la croissance du commerce des services a généré près de 3 milliards de dollars cette même année, une augmentation par rapport aux 2,5 milliards d’il y a quatre ans. Et c’est sans parler de l’investissement direct bilatéral entre le Canada et l’Australie, qui a atteint le seuil des 40 milliards de dollars, ce qui n’est pas rien. Ce chiffre comprend les 28 milliards de dollars que le Canada a investi en Australie et les quelque 12 milliards que cette dernière a investi au Canada. L’Australie se classe au 8e rang des pays où le Canada effectue des investissements directs et représente à elle seule plus de 40 % des investissements canadiens dans la région de l’Asie-Pacifique. C’est donc un marché très important pour le Canada.

4. Les avantages du PTPGP

Le Canada et l’Australie comptaient parmi les six premiers pays à signer l’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP). Grâce à ce dernier, les exportateurs et investisseurs canadiens ont accès à un marché de presque 500 millions de personnes et bénéficient de tarifs douaniers réduits ou nuls, ce qui les aidera à se diversifier et à percer plus de marchés. D’ailleurs, l’Australie a elle-même adopté une stratégie de diversification ambitieuse, comme en témoignent les dix accords de libre-échange qu’elle a signés. L’an dernier, elle en a conclu entre autres avec Hong Kong, l’Indonésie et le Pérou en plus d’avoir signé le PTPGP. Et qui dit affaires avec l’Australie, dit accès à ces marchés pour le Canada.

5. L’approche « équipe Canada »

Nous adoptons l’approche « équipe Canada » avec l’Australie. Formée de nos délégués commerciaux au consulat à Sydney et à Brisbane ainsi qu’au haut-commissariat à Canberra, notre équipe commerciale est très forte et a une solide expérience sur le marché australien. Pensons également à la Chambre de commerce Canada-Australie, qui offre du soutien aux entreprises d’ici cherchant à entrer en contact avec des investisseurs et des exportateurs canadiens déjà établis sur le marché australien et à apprendre de leur expérience.